La carrière de "marbres" de Beyrède Jumet est de nouveau en activité depuis quelques temps ; les fronts de taille ont découpé le calcaire recristallisé d'âge cénomanien dit de "Sarrancolin" et permettent d'observer une intense prospection racinaire dans les lézines. Celles-ci sont parfois profondes de plus de 3 mètres ; la densité racinaire y est très élevée, même en profondeur et toutes les classes de diamètre sont représentées.

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Lézines profondes dans le fond de la carière

 

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Détail des encroûtements racinaires et de l'intensité de la prospection

Les racines situées en périphérie des lézines, donc proches du bord, sont généralement recouvertes d'encroûtements calcaires ou bien semblent même calcifiées intérieurement ce qui ne semble pas altérer leur fonctionnement. Ce mécanisme peut d'ailleurs être observé dans les sols calcaires ; il s'agit alors d'un moyen de limiter les dégâts physiologiques que causeraient des concentrations en calcium trop élevées dans les cellules de la stèle. Le calcium cristallise en carbonate de calcium dans les cellules du cortex, dévitalisant ainsi la périphérie de la racine sans que les zones de transfert internes en subissent des conséquences.

La carrière de Beyrède ayant déjà fonctionné à plusieurs reprises, je ne connais pas l'âge du couvert végétal qui orne le sommet du calcaire en voie d'exploitation. Néanmoins, on peut observer par endroits une forme particulière d'humus : il n'y a pas vraiment d'horizon organominéral, mais accumulation de mousses, lacis racinaires, débris végétaux, peu transformés mais encroûtés de calcaire sur des épaisseurs dépassant localement 5cm. Il n'y a pas de faune hypogée, uniquement des actions épigées : comment peut-on nommer ce type d'horizon très carbonaté : un organosol hologarnique carbonaté ?

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Détail du sommet d'un bloc en cours d'exploitation